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PTZ 2026 : quelles sont les conditions pour en bénéficier ?

Medhi Salah
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Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) reste l'une des aides phares pour les primo‑accédants qui souhaitent acheter leur résidence principale. En 2026, le dispositif devrait s’inscrire dans la continuité de la réforme entrée en vigueur le 1er avril 2025, tout en pouvant évoluer à la marge avec la loi de finances. 

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Le prêt à taux zéro : un prêt sans intérêt pour les primo-accédants
PTZ 2026 : conditions, plafonds et zones d’éligibilité©Getty Images
Sommaire

Qu'est-ce que le PTZ

Le prêt à taux zéro est un crédit immobilier sans intérêts ni frais de dossier, accordé sous conditions de ressources. Il permet de financer une partie du coût d’un achat de logement (ancien, neuf, collectif, individuel) ou d’une construction. Pour y être éligible, les revenus du foyer doivent rester en dessous de plafonds définis en fonction de la zone géographique du bien et de la composition du ménage. Soutenu par l’État, le PTZ n’est distribué que par des banques partenaires ayant signé une convention avec l’État.​

Attention : le PTZ ne peut jamais couvrir 100% du coût du projet. Il doit être complété par un ou plusieurs prêts immobiliers classiques, éventuellement avec un apport personnel.​

Depuis le 1er avril 2025, le dispositif a été renforcé. Il peut désormais financer tous les logements neufs. Cette version élargie du PTZ s’applique jusqu’au 31 décembre 2027, afin de soutenir durablement l’accession à la propriété et la construction de logements neufs.

Les conditions pour bénéficier du PTZ en 2026

En 2026, les conditions d’accès au PTZ devraient rester proches de celles appliquées aujourd’hui. 

Être primo-accédant

Pour prétendre au PTZ, vous ne devez pas avoir été propriétaire de votre résidence principale au cours des deux années qui précèdent l’émission de l’offre de prêt. Cette règle cible les ménages qui entrent réellement dans la propriété, ou y reviennent après une période de location.

Des exceptions existent. La condition de non‑propriété ne s’applique pas, par exemple, si l’emprunteur ou l’un des futurs occupants est titulaire d’une carte d’invalidité ou d’une carte mobilité inclusion mention « invalidité », bénéficiaire de certaines allocations liées au handicap ou victime d’une catastrophe ayant rendu inhabitable sa résidence principale. Ces cas sont déjà prévus dans la réglementation actuelle et ont vocation à rester en place, sauf réforme explicite.

Respecter les plafonds de ressources

Les plafonds de revenus varient en fonction de la zone (A, B1, B2, C) et du nombre de personnes qui occuperont le logement. Les ressources prises en compte correspondent au revenu fiscal de référence N‑2 de l’ensemble des occupants.

À titre d’exemple, pour le barème en vigueur depuis le 1er avril 2025, une personne seule ne doit pas dépasser 49 000 € de revenus annuels en zone A, contre 34 500 € en zone B1, 31 500 € en zone B2 et 28 500 € en zone C. Pour un foyer de quatre personnes, ces plafonds atteignent respectivement 102 900 €, 72 450 €, 66 150 € et 59 850 €. 

Ces chiffres donnent un ordre de grandeur, mais restent attachés à 2025. Ils devront être re‑vérifiés pour 2026 sur la page officielle consacrée au PTZ.

Acquérir une résidence principale

Le logement financé grâce au PTZ doit devenir votre résidence principale, généralement dans l’année qui suit l’achèvement des travaux ou la remise des clés. Les investissements locatifs, les résidences secondaires ou les opérations purement patrimoniales sont exclus. Ce principe d’affectation à l’habitation principale est au cœur du dispositif et ne devrait pas changer.

Comment faire la demande de PTZ ?

La demande de PTZ se fait auprès d’une banque conventionnée, et non directement auprès de l’État. La banque étudie votre projet, vérifie vos critères d’éligibilité et reste libre d’accepter ou non le prêt.

La préparation du dossier passe par la collecte des pièces habituelles (identité, avis d’imposition, justificatifs de revenus, compromis ou contrat de réservation, devis de travaux le cas échéant). Une simulation de prêt à taux zéro rapide permet ensuite de mesurer l’ordre de grandeur du montant mobilisable, la durée possible et l’impact sur la mensualité globale. Une fois l’offre de crédit émise, le PTZ s’intègre dans le plan de financement final aux côtés du prêt principal.

Les types de logements éligibles au PTZ

Le PTZ couvre plusieurs profils de projets, ce qui le rend adaptable à différentes situations.

Achat de logement neuf

L’achat ou la construction d’un logement neuf constitue l’un des usages principaux du PTZ. Depuis l’élargissement de 2025, tous les logements neufs en France métropolitaine peuvent être éligibles, sous réserve que l’acquéreur respecte les conditions de ressources et que le bien devienne sa résidence principale.

Achat d'ancien avec travaux

Le PTZ peut également financer un logement ancien situé en zone B2 ou C si des travaux importants sont programmés. Ceux‑ci doivent représenter une part significative du coût total et améliorer la performance énergétique du bien. Le dispositif vise ainsi à encourager la rénovation des logements énergivores dans les zones où les prix d’achat restent plus accessibles. Les seuils et types de travaux éligibles pourront être précisés dans les textes 2026 mais la logique globale restera la même.

Combiner un PTZ et MaPrimeRénov’

Le PTZ peut se cumuler avec MaPrimeRénov’ pour financer des rénovations énergétiques d’ampleur et réduire fortement le reste à charge des ménages. Ce cumul d’aides facilite le passage à un logement mieux isolé et moins énergivore, tout en étalant une partie du coût des travaux grâce à un prêt à taux zéro.

Logement social acquis par son occupant

Enfin, un locataire peut mobiliser le PTZ pour acheter le logement social qu’il occupe, si l’organisme bailleur accepte la vente et si les conditions de ressources sont respectées. Le dispositif s’applique également à certaines formules d’accession comme la location‑accession ou le bail réel solidaire, ce qui ouvre la voie à des parcours d’accession sociale à la propriété.

Les zones géographiques pour le PTZ en 2026

Le dispositif s’appuie sur le zonage A, B1, B2, C, qui reflète la tension du marché immobilier local. Les zones les plus chères bénéficient de plafonds de ressources plus élevés et de montants d’opération pris en compte plus importants.

En pratique, un ménage achetant en zone A dispose d’un plafond de revenus et d’un coût d’opération retenu plus élevés qu’en zone C, où les prix sont généralement plus bas. Ce principe devrait être conservé pour 2026, même si la répartition fine des communes par zone ou certains seuils peuvent être ajustés. Un simulateur public permet à tout moment d’identifier la zone d’une commune et de vérifier si un projet entre dans le périmètre du PTZ.

Montants et proportions du PTZ

Le montant du PTZ dépend de quatre paramètres principaux que sont la nature du bien (neuf, ancien avec travaux, logement social), le prix de l’opération, la zone et la taille du foyer. Le calcul repose sur un coût d’opération plafonné, auquel s’applique une quotité fixée par la réglementation.

Dans le cadre en vigueur depuis le 1er avril 2025, le coût maximum retenu pour une personne seule peut atteindre 150 000 € en zone A, avec des plafonds inférieurs en zones B1, B2 et C. Pour un foyer de quatre personnes, ce plafond peut monter jusqu’à 315 000 € en zone A, là encore avec des montants décroissants dans les autres zones. La quotité appliquée à ce coût peut aller jusqu’à 50% pour les ménages aux ressources les plus modestes, puis 40% ou 20% selon la tranche de revenus et la nature du logement.

Ces données permettent d’apprécier la puissance du PTZ dans un plan de financement, mais elles restent celles du barème 2025. Pour un dossier effectivement déposé en 2026, il sera indispensable de vérifier les plafonds d’opération et les quotités actualisés sur les sites officiels avant de finaliser le montage financier.

Des chiffres encore provisoires pour 2026

Les plafonds de ressources, les coûts d’opération pris en compte et les quotités mentionnées correspondent au barème en vigueur depuis le 1er avril 2025. Ils servent de repères pour préparer un projet, mais les montants précis applicables au PTZ 2026 devront être confirmés dès la publication des textes officiels sur le site du ministère de l’Économie..​

À retenir

Le PTZ 2026 devrait prolonger l’ambition du dispositif actuel, à savoir faciliter l’accession à la propriété des ménages modestes et intermédiaires sur leur résidence principale, en complément des aides disponibles pour devenir propriétaire. Les chiffres cités dans cet article correspondent au cadre 2025 et servent de repères pour préparer un projet. Avant de déposer un dossier en 2026, il restera nécessaire de vérifier les barèmes et conditions actualisés sur les pages officielles du ministère de l’Économie et de Service‑Public, afin de sécuriser définitivement le montant du PTZ et la faisabilité du financement.

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