Le DPE : un critère de recherche dont l’importance va croissant

Xavier Beaunieux 01 mar 2023
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Suite à la réforme dont le DPE a fait l’objet, force est de constater que le degré de performance énergétique d’un logement fait désormais jeu égal avec des critères tels que l’emplacement, le profil du bien (étage, exposition, nombre de pièces…) ou encore la qualité de la construction.

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Une maison bourguignonne
Le DPE, un critère avec lequel il va désormais falloir compter. © Jenifoto
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Un mauvais DPE est un frein aux visites

Selon une étude réalisée par OpinionWay, plus d’un acquéreur sur deux avoue n’avoir visité que des biens immobiliers ayant un bon DPE. D'après les estimations de SeLoger, la part des candidats, à l’achat d’un logement, qu’il s’agisse d’une résidence principale ou d’un investissement locatif, à ne visiter que des biens affichant un bon DPE pourrait bien atteindre 90 % en 2023 ! « Le DPE est devenu un critère aussi important que la présence d'un balcon ou d'un parking » explique Thomas Lefebvre, Directeur Scientifique-Aviv.

Après la valeur verte, place à la décote verte…

Alors que la valeur verte désigne la surcote qu’occasionne une meilleure performance énergétique d’un logement par rapport à un autre, il semble qu’une nouvelle tendance se fasse jour : la décote verte. En effet, il ressort de l’étude qu’a commandée SeLoger qu’un mauvais DPE réduit non seulement le nombre de visites dont il fera l’objet de la part d’acheteurs potentiels mais qu’il impacte aussi le prix de vente du logement et encourage les négociations. Jugez plutôt, d’une part, les passoires énergétiques sont mises en vente moins chères (-3,9 %) que les logements avec des classes d'énergie supérieures. D’autre part, 40 % des futurs acheteurs considèrent un mauvais DPE comme un levier de négociation (vs 28 % en 2022). De même, 79 % des futurs vendeurs de résidence principale sont prêts à baisser leur prix à cause de leur DPE (vs 46 % en 2022). De plus, 57 % des futurs vendeurs d’un investissement locatif sont prêts à baisser leur prix à cause de leur DPE (vs 43 % en 2022). Enfin, les négociations sont plus musclées pour les biens F et G avec un taux de négociation moyen de -5,6 % en France en 2022 (vs - 3,7 % pour les biens mieux classés au DPE).

En France, les prix des passoires n’ont augmenté, en moyenne, que de 3,7 % depuis juillet 2021. À titre de comparaison, c’est 2 fois moins que les autres biens (+ 7 %) .

Le DPE, un vrai critère de valorisation

Avec d’un côté, des vendeurs qui se disent prêts à revoir leur prix à la baisse (on constate une décote de - 3,9 % sur le prix de vente  affiché d’une passoire thermique) et de l’autre, des acheteurs de plus en plus éco-attentifs qui n'hésitent plus à négocier le prix des logements énergivores (- 5,6 % vs - 3,7 % pour les bien mieux classés au DPE) , c’est peu dire que le Diagnostic de Performance Énergétique est devenu un véritable critère de valorisation.

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