Location : entretien du chauffe-eau, qui doit s’en occuper ?

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Dans un logement loué, le chauffe-eau fait partie des équipements essentiels au confort quotidien. Mais lorsqu’il s’agit de son entretien, une question revient souvent : locataire ou propriétaire, qui doit intervenir ? La réponse n’est pas toujours intuitive. Elle dépend à la fois de la loi, du type d’équipement installé et de la nature exacte des opérations à réaliser. Explications.

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Chauffe eau entretien locataire ? - Marian Florinel Condruz @Unsplash
La distinction entre entretien courant et réparation est essentielle pour savoir qui paie quoi. @ Marian Florinel Condruz - Unsplash
Sommaire

L’entretien courant du logement : une obligation du locataire

En location vide ou meublée utilisée comme résidence principale, la règle de base est claire : le locataire doit assurer l’entretien courant du logement et de ses équipements. Ce principe est posé par la loi du 6 juillet 1989 et précisé par le décret du 26 août 1987 relatif aux réparations locatives.

Concrètement, cela signifie que le locataire doit veiller au bon fonctionnement des appareils mis à sa disposition, dont le ballon d’eau chaude, qu’il s’agisse d’un chauffe-eau électrique, d’un chauffe-eau au gaz ou encore d’un chauffe-eau solaire.

La question que beaucoup se posent reste pourtant la même : est-ce que l’entretien du chauffe-eau est à la charge du locataire ? Dans la majorité des cas, la réponse est oui, dès lors qu’il s’agit d’opérations simples et régulières.

Quelle est l’obligation d’entretien d’un chauffe-eau pour un locataire ?

L’obligation du locataire porte avant tout sur la prévention des pannes et de l’usure prématurée. Cela passe par des gestes simples mais indispensables, destinés à éviter qu’un équipement soit considéré comme mal entretenu.

Parmi les actions relevant de la charge du locataire, on retrouve notamment :

  • le contrôle visuel du groupe de sécurité ;
  • la vérification de l’absence de fuites ;
  • le maintien en bon état du corps de chauffe ;
  • l’entretien des éléments mécaniques accessibles (bilames, pistons, membranes, boîtes à eau), sur certains modèles de chauffe-eau ;
  • le nettoyage des parties accessibles.

Dans ce cadre, réaliser un entretien annuel est fortement recommandé, même lorsqu’il n’est pas explicitement imposé par le bail. Cet entretien annuel permet de limiter les risques de panne, d’améliorer la durée de vie de l’appareil et d’éviter des réparations coûteuses.

Quand faut-il faire l’entretien d’un chauffe-eau ?

Il n’existe pas de date unique fixée par la loi, mais la pratique recommande de faire l’entretien du chauffe-eau une fois par an. Cette périodicité est particulièrement importante pour les équipements fonctionnant au gaz.

Quand faut-il faire l’entretien d’un chauffe-eau ? Idéalement :

  • avant l’hiver, période de forte sollicitation ;
  • à la date anniversaire de l’installation.

Pour un chauffe-eau au gaz, l’entretien annuel est souvent obligatoire pour des raisons de sécurité. Il inclut notamment la vérification du système d’allumage piézoélectrique, des brûleurs et des dispositifs de sécurité.

Qui fait l’entretien du ballon d’eau chaude ?

Dans la pratique, le locataire peut effectuer lui-même certaines opérations simples. Mais dès que l’intervention nécessite des compétences techniques spécifiques, faire appel à un spécialiste devient indispensable.

C’est notamment le cas pour :

  • un contrôle approfondi du fonctionnement ;
  • la manipulation d’éléments internes ;
  • toute intervention sur un chauffe-eau au gaz ou solaire. Dans ces situations, le locataire doit faire appel à un professionnel qualifié.

Le coût de cette intervention reste généralement à la charge du locataire, tant qu’il s’agit d’entretien et non de réparation lourde.

Si vous avez un doute n'hésitez pas à contacter votre agence immobilière, si vous en avez une qui assure la liaison entre votre bailleur et vous.

Le détartrage du ballon : une frontière entre entretien et réparation

L’un des points les plus sensibles concerne le détartrage du ballon. Avec le temps, le calcaire peut s’accumuler dans le ballon d'eau chaude, altérer les performances et endommager la résistance.

Un simple nettoyage ou une purge du groupe de sécurité peut relever de l’entretien courant. En revanche, un détartrage du ballon nécessitant le démontage complet de la résistance ou du bloc chauffant est généralement considéré comme une opération plus lourde.

La jurisprudence a déjà précisé que ce type d’intervention dépasse l’entretien classique. Dans ce cas, la prise en charge bascule souvent du côté du propriétaire, surtout si le locataire a respecté ses obligations régulières.

Chauffe-eau électrique, gaz ou solaire : des règles communes, des spécificités

Quel que soit le modèle installé, le principe reste le même : le locataire doit assurer un usage normal et un entretien régulier.

Pour un chauffe-eau électrique

  • Contrôle du groupe de sécurité.
  • Vérification de la résistance.
  • Surveillance des signes de corrosion.

Pour un chauffe-eau au gaz

  • Entretien annuel fortement encadré.
  • Vérification de la combustion.
  • Sécurité renforcée pour éviter les risques d’intoxication.

Pour un chauffe-eau solaire

  • Contrôle des capteurs.
  • Vérification du fluide caloporteur.
  • Surveillance du ballon de stockage.

Dans tous les cas, un entretien du chauffe-eau négligé peut entraîner une panne prématurée et engager la responsabilité du locataire.

Entretien ou réparation : comment faire la différence ?

La distinction entre entretien courant et réparation est essentielle pour savoir qui paie quoi.

Relèvent de l’entretien :

  • les contrôles réguliers ;
  • les réglages simples ;
  • les nettoyages accessibles ;
  • le fait de réaliser un entretien annuel.

Relèvent de la réparation :

  • le remplacement d’un équipement défectueux ;
  • une panne liée à l’usure normale ;
  • un défaut de conception ou de vétusté.

En cas de doute, mieux vaut documenter l’état de l’appareil et faire appel à un professionnel pour établir un diagnostic écrit.

Bail et entretien : mieux vaut anticiper

Même si la loi encadre les obligations, il est toujours préférable que les responsabilités liées à l’entretien du chauffe-eau soient clairement mentionnées dans le contrat de location.

Cette précision permet :

  • d’éviter les litiges ;
  • de clarifier la charge du locataire ;
  • de distinguer les rôles entre locataire ou propriétaire.

Un équipement régulièrement entretenu est aussi un gage de sécurité et de confort, tout au long de la location.

En cas de chauffe-eau mal entretenu

Si un chauffe-eau est jugé mal entretenu, le locataire peut être tenu responsable des dégradations constatées, notamment lors de l’état des lieux de sortie.

À l’inverse, si le locataire prouve qu’il a respecté ses obligations, les réparations importantes incombent au propriétaire.

Dans tous les cas, conserver les factures d’entretien et les attestations professionnelles reste une bonne pratique, utile en cas de désaccord.

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