« À Orléans, les biens à la vente ont été divisés par deux ou trois »

17 mar 2022
Modifié
17 mar 2022
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Dans le secteur d’Orélans, les biens en vente manquent pour répondre à la demande qui ne faiblit pas. Henri Sanroma, gérant de l’agence SH Conseil, relève également des biens parfois surestimés, alors que dans le même temps, les acquéreurs sont informés des tendances du marché.

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Orléans fait l'objet d'une demande importante de biens immobiliers. © Leonid Andronov -  Adobe Stock
Orléans fait l'objet d'une demande importante de biens immobiliers. © Leonid Andronov - Adobe Stock

Quel état des lieux pouvez-vous dresser du marché immobilier Orléanais ?

Il est dynamique mais les biens en vente manquent pour répondre à la demande. La concurrence explique en partie ce phénomène, car avec un nombre accru d’intervenants dans l’immobilier, la part de biens à vendre se réduit.

La crise sanitaire a-t-elle eu un impact sur le marché immobilier ?

Elle a amené davantage de projets de changement : un nombre important de personnes a souhaité déménager. Mais l’offre s’est tarie rapidement par rapport au volume de demandes.

2 593 €/m²

C’est le prix immobilier dans l'ancien à Orléans.

Les vendeurs se sont-ils adaptés au contexte ?

Les vendeurs ont rapidement entendu parler de hausses importantes des prix et ont pensé qu’ils pouvaient répercuter ces hausses sur le prix de vente de leurs propres biens de façon mathématique, alors que l’estimation repose sur plusieurs critères. Cela peut donner lieu à des biens surévalués qui ne trouvent pas preneur en définitive, à moins de consentir une baisse du prix.

« Les acquéreurs qui font face à un bien surestimé n’osent pas faire une offre »

Comment les acquéreurs réagissent à la hausse des prix ?

Les acquéreurs sont très bien informés, grâce aux informations qui circulent et aux outils en ligne. Ils peuvent parfois céder à un coup de cœur et accepter d’acheter au-dessus des prix du marché, mais cela reste marginal. La plupart d’entre eux n’est pas prête à acheter à n’importe quel prix et connaît le marché.

Quel est le profil des acquéreurs Orléanais ?

C’est assez hétérogène, nous avons affaire à des primo-accédants, des personnes souhaitant faire un achat-revente et des investisseurs de plus en plus nombreux. La pierre apparaît rassurante pour placer son capital actuellement, par rapport à la bourse ou aux placements bancaires.

15 à 30 jours

C’est le délai moyen pour vendre un bien Orléanais.

Comment percevez-vous l’activité immobilière actuellement ?

Nous avons le sentiment de faire face à une concurrence déloyale. Avec d’un côté des mandataires qui obtiennent rapidement la possibilité de vendre des biens là où nous devons apporter des diplômes et une carte professionnelle. Et de l’autre côté les notaires qui commercialisent également des biens, et qui ont, en outre, l’exclusivité de la vente car faut passer par eux pour signer l’acte authentique. Ils ont également un avantage sur nous en ce qui concerne, par exemple, les biens en vente dans le cadre d’une succession et que nous ne voyons plus passer.

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silhouette homme pour ITV ©Logic-immo
Henri Sanroma
Gérant de l'agence
SH Conseil
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